Destruction Derby 3, rêve absurde

LE CAS DESTRUCTION DERBY

Destruction Derby premier du nom fait parti de mon Top 5 de joueur (je joue depuis plus de 35 ans) et à ce titre, je suis son (manque) d’actualité encore régulièrement ou plutôt je glane des infos par-ci par-là. Un vieux jeu PlayStation qui fait parti encore de mon Top c’est pas forcément étrange, mais ce qui est étrange c’est le fait qu’il ne soit pas dépassé à l’heure actuelle.

J’ai lancé de nombreux jeux rétro pendant notre très cher confinement et j’ai eu un déclic… Le fait que je n’aimais plus. Non pas mes jeux rétro adorés non, mais tout ce bordel, nos écrans à la con aucunement capable de ressortir une image comme mes souvenirs, ou mes souvenirs eux-mêmes bien loin d’une réalité qui est aujourd’hui la suivante : putain qu’est-ce qu’on fait mieux maintenant ! Même et surtout niveau gameplay. Mais au-delà du mieux, c’est surtout la technique qui est meilleure, évidemment. Prenons le cas de Destruction Derby et de Doom.

Destruction Derby proposait 19 pilotes géniaux (avec une IA propre, si si) et un championnat seul ou à deux en Link juste merveilleux. Souvenirs… On pouvait voir les camions qui transportaient les voitures de Destruction Derby (1995) et apprécier à l’époque la gueule des concurrents. Les 5 divisions que comportait le jeu, le fait de monter en division comme un sport lambda, d’avoir cette adrénaline de fin de championnat pour éviter une relégation ou au contraire, de pouvoir monter en division supérieure. Le nom des concurrents : The General, Passion Wagon, The Bouncer, Learner Driver, The Skum, Psycho…, tout ce bon monde vivait devant mes yeux, chaque course était différente même si la technique pour faire des points restait la même. 2 points pour un accrochage à 90°, 4 points pour un accrochage à 180°, 10 points pour une rotation complète du concurrent ou sa destruction. Et tous ces points doublés si vous attaquiez le leader de la course. 20 points pour un 360° sur le 1er par exemple, dément.

Doom, pour sa part, c’était le stress de chaque salle ouverte, sur quoi on allait tomber, rarement un FPS m’avait fait découvrir avec autant de plaisir de nouveaux couloirs ou des secrets comme il savait en offrir.

Alors maintenant ? 2020 pour Destruction Derby ça apporte quoi ? Que dalle ! J’ai vu passé énormément d’ersatz du jeu de Reflections Interactive (Ubisoft Reflections maintenant), édité par les maîtres Psygnosis (Sony Studio Liverpool puis fermé par Sony). Le meilleur reste assez largement l’inconnu Driven To Destruction, (sorti en 2004 ou Eve of Destruction outre-atlantique) très peu apprécié par les média-critiqueurs… Les innombrables suites de Destruction Derby sont pauvres, même Destruction Derby 2 et ses classements ridicules et son contenu rachitique. Un jeu marrant mais c’est tout. Ce qui me fait rebondir sur un des souci évident du premier Destruction Derby, l’absence de gravité. Un problème qui était un choix par les développeurs pour que 20 voitures soient ensemble sur une piste et que tout ce bordel se passe correctement (la version Saturn est une immense daube soit dit en passant niveau technique). Idem pour les décors des pistes, réduits au plus strict minimum pour que la console ne gère que les voitures.

L’ESPOIR WRECKFEST

Lorsque j’ai téléchargé pour la première fois Next Car Game (Wreckfest) il y a bien longtemps sur mon PC en bêta sur Steam, j’avais beaucoup d’espoir en lui. Je me disais que les développeurs avait l’esprit Destruction Derby. Je ne m’attendais pas à ça, à ce résultat, en proposant pourtant un moteur physique plutôt bon (perfectible), des graphismes propres, des bagnoles ayant une vraie gueule, des courses avec un réel challenge (j’y reviendrai). On enchaîne les compétitions idiotes pour gagner des points pour déverrouiller d’autres compétitions idiotes. Pas de personnages charismatiques, pas d’écuries particulières, pas de montée en division, juste des compétitions plus ou moins idiotes pour gagner de nouvelles caisses, de nouvelles améliorations, ou d’autres trucs mal imbriqués.

Oui des épreuves, il y a de quoi faire. Mais j’aurai préféré un vrai championnat ou une véritable carrière en commençant comme Driven To Destruction par une bouse achetée dans le bled du coin. Là, cette espèce de carrière devrait plutôt faire partie d’un style d’épreuves pour s’amuser, un ajout seulement. Une option dans le menu principal… Je suis au niveau 27 actuellement (super…) et j’ai du pognon mais je n’ai pas besoin de l’utiliser. Il y avait tellement à faire.
Arrivé pourtant 1er, le début de ma troisième course commençait très mal (je suis la voiture sur la droite en train de revenir sur la piste). Pas de sauvegarge de replay (je joue sur One X) alors vous ne verrez pas cette excellente course. Car il faut rendre cela à Wreckfest, les courses sont très intéressantes, vraiment. Le challenge est très corsé et arrivé dans les premiers n’est pas chose aisée. Hélas, on court avec des inconnus ayant des noms qui ne servent à rien car leur bagnole ne sont pas à effigie de quoi que ce soit mais totalement aléatoire. On ne peut pas se dire « tiens lui c’est une enculé il faut que je me méfie en le doublant ».
L’amélioration de la bagnole est sommaire mais au moins elle est là… En passant un niveau vous gagnez de nouvelles pièces et la possibilité d’acheter de nouvelles voitures. C’est sympa mais mal intégré. Ici, ma voiture sera légèrement plus rapide à l’accélération (c’est un veau) ce qui me permettra d’être un peu plus rapidement dans le peloton de tête et prier d’y rester.
Le rêve pourtant. 24 véhicules ensemble sur la même piste. Graphiquement très propre, Wreckfest avait tout pour lui, quel gâchis, oui quel gâchis.
Actuellement 3e d’une compétition sur 8 pistes. J’ai commencé très mal la compétition en arrivant 23e (je me suis gaufré à la fin), j’ai tenu bon en deuxième course avec une 5e place pas volée (bordel !). Et leader incontesté pour la troisième course (mais en étant un peu frileux vers la fin du 6e et dernier tour histoire de ne pas me faire couillonner). Le classement ci-dessus change évidemment souvent et n’est jamais le même d’une course à une autre, certains pilotes sont souvent sur le haut du panier mais qu’importe vu qu’ils ne possèdent pas d’histoires propres. On note sur ce classement que le 10e compétiteur est quand même arrivé 4e de la troisième course, pas mal ! (Mr. Razor). Mais ce Monsieur Razor ne possède pas de fiche de pilote, que dalle, on ne sait pas si il est doué, son histoire, ses rivaux. Bref…

LE JEU IDÉAL C’EST QUOI POUR MOI ?

Simple, voici les qualités requises, un titre que je lancerai sur Kickstarter si je gagnais au Loto ou à l’EuroMillions… (pour embaucher une équipe afin de créer Destruction Derby 3)

  • De 40 à 100 pilotes avec leur propre histoire, leur IA, leur écurie, leur voix…
  • La possibilité de créer sa propre écurie, son propre blason, sa propre histoire, pour le jeu lui-même et les modes en ligne (même créateur de livrées que la série Forza)
  • Plusieurs divisions (minimum 4) avec des promotions et relégations
  • Cross-plateform évidemment
  • Une carrière longue et difficile avec l’achat de notre premier véhicule merdique
  • Un magasin très complet d’améliorations et de livrées
  • Un moteur physique le plus performant qui soit, regroupant le meilleur de chaque développeur
  • Un créateur de pistes très efficace
  • Graphiquement le jeu ne devrait pas être fou, juste réaliste ayant l’esprit Demolition Derby américain

La page Destuction Derby, que vous avez pu apercevoir sur Critikale n’est pas encore ouverte. Elle devrait contenir mon championnat actuel sur Destruction Derby sur PlayStation 1, et des infos sur mon projet toujours en cours de jeu de société (très complexe à mettre en place). Idem pour la page SteelBall (comme pour un de mes titres préférés : SpeedBall). J’oublie certainement plein de trucs mais un nouveau, vrai Destruction Derby, me tient tellement à coeur depuis des années…

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