Snowrunner remplit parfaitement son contrat

Snowrunner remplit parfaitement son contrat

S’il y a bien un jeu que j’attendais cette année, c’est Snowrunner. Je suis la série depuis 2014 et l’arrivée de l’excellent Spintires développé par Oovee Game Studios. Puis Mudrunner en 2017 qui m’a totalement conquis. Comme vous le savez si vous lisez Critikale depuis sa création en 2005, je suis un fan absolu de tout ce qui touche à la physique et par extension, aux moteurs physiques des jeux. Or, ce Mudrunner proposait l’excellence en la matière pour un jeu de véhicule type camion. Avec des défauts biens sur (quasi les mêmes pour Snowrunner) mais il n’y aucun concurrent dans ce domaine.

L’écran de chargement, sobre, montre toujours une anecdote. On apprend par exemple que seulement 500.000 accidents impliquent des camions contre 525 millions pour les voitures. Bon… après il faut réfléchir deux minutes, le parc mondial de voitures est de 1.9 milliards environ contre… aucun chiffre pour les camions, du moins je n’ai pas trouvé mais je suppose assez facilement qu’il n’y pas autant de camions en circulation. Bref, un chiffre où « l’intelligence n’est pas de savoir, mais de comprendre », mon slogan à moi, prend tout son sens.

Le moteur physique de Snowrunner (et de Mudrunner) est Havok. Moteur que je n’apprécie pas forcément mais il faut bien retenir les progrès énormes de celui-ci depuis des années. Il faut savoir aussi que Havok appartient à Microsoft (depuis 2015), j’avais d’ailleurs fait un article sur Critikale à cette époque. Les archives étant supprimées, vous n’aurez pas le plaisir infini de le lire. Le moteur Havok est plutôt bon dorénavant (moyen par rapport à Euphoria de Natural Motion, utilisé pour GTA IV/V, Red Dead Redemption, Max Payne 3 et l’excellent Backbreaker par exemple). Notons que Euphoria ne sert que de moteur d’animations pour les titres de Rockstar car leur moteur graphique (RAGE) utilise une partie de plusieurs moteurs technologiques comme Bullet, leur véritable moteur physique mais surtout de collisions. Bref je m’égare encore. Revenons à Snowrunner.

J’ai précommandé celui-ci il y a quelque temps et le jeu était accessible depuis lundi à minuit. Boulot oblige, je n’ai pas joué longtemps mais j’ai pu m’y remettre un peu/beaucoup depuis. Tout d’abord, pour être clair, il n’a rien à voir avec Mudrunner, soyez-en certains. Je joue sur Xbox One X et le titre n’a jamais été aussi beau et « fin ». La première carte (le Michigan) est franchement superbe et les textures sont réalistes, le genre de graphisme qu’on attendrait d’un titre sur PC avec une belle carte graphique. Le bond est là par rapport à ce bon vieux Mudrunner qui proposait des environs ternes (mais plausibles pour la région visitée). Là, tout est superbe et les effets de lumière n’ont rien à voir. Idem pour l’eau, les véhicules, la boue, tout est au top. Je suis allé voir rapidement la carte de l’Alaska et c’était moins sympa mais je verrai plus tard car rivaliser avec Horizon Zero Dawn, Red Dead Redemption et même Detroit Become Human pour les mondes enneigés, c’est quasi impossible… J’espère que la neige se comporte bien différemment de la boue, des captures seront bien sûr dispos sur Critikale lorsque j’aurai terminé le Michigan, pas pour maintenant…

ALORS ON A UN SOUCI DE MOTEUR PHYSIQUE OU PAS ?

Soyons clair, rien ne vaut le moteur physique de Snowrunner dans son domaine. Je regrette tout de même les mêmes erreurs que son prédécesseur à savoir Mudrunner. On ressent parfaitement toutes les aspérités de la route et des revêtements, c’est un fait indéniable pour le titre de Saber Interactive. Hélas, tout comme Mudrunner, le comportement des véhicules légers (pick-up, 4X4, jeeps et autres) est étrange. Autant tout va pour le mieux pour les pneus, autant la carrosserie réagit étrangement contre certains décors, tout cela est trop léger, on ne ressent par toujours le poids du véhicule (ce qui n’est aucunement le cas pour les camions). Tous les véhicules légers doivent ainsi se manier avec précaution pour éviter des erreurs de pilotage à côté d’un ravin ou de plusieurs pierres. Difficile à expliquer mais je monterai des exemples, soit vidéo, soit en capture ce qui parlera tout autant.

GRAPHIQUEMENT AU TOP

Voici une giboulée de captures pour ressentir toute l’excellente graphique de Snowrunner.

UN TUTORIEL QUI FAIT LE JOB !

Dans les premiers moments du jeu, vous devrez découvrir ses points importants. La conduite bien sûr (vitesses auto/manuelles, frein à main, essence, principe de poids et de remorquage…). Le tuto est bien fait et on parcourt avec curiosité cette magnifique carte du Michigan.

À vous de choisir si vous souhaitez aller tout droit (plus rapide pour atteindre la station service ou passer par la gauche. Le jeu vous le propose au début lors du tutoriel. Les habitants sont confrontés à une rivière pénible selon eux qui inonde régulièrement certaines zones de la région. Vous devez les aider.
La réfection du vieux pont est la première tâche à effectuer et surtout le tutoriel de base. Vous devez apporter de la marchandise au vieux pont avec l’unique camion prévu au début. Les véhicules légers ne servant souvent qu’à découvrir la carte et les tours de guet.

Comme pour Mudrunner, vous pouvez tracer sur la carte un chemin pour vous orientez plus facilement. Cela me sert un peu surtout lorsque je ne souhaite par bifurquer n’importe où. La carte étant plutôt facile à mémoriser, c’est un bonus toujours agréable à avoir mais pas primordial.

Horreur, il est possible de charger son camion automatiquement. J’espère que cette option ne sera pas un choix pendant le jeu car cela enlève de la difficulté et de la satisfaction du boulot bien fait. Je pense que c’est dû au fait que je n’ai pas de grue pour le moment. Je l’espère en tout cas. Cela propose bien les deux modes de chargements mais même si le mode auto est toujours accessible, j’espère que le mode manuel apportera un bonus de pognon ou autre.

Petite partie de la carte du Michigan où il me reste des tours de guets à découvrir (2, une au Nord et une au Sud). Le nombre de tâches et missions à effectuer s’allonge et j’adore ça, de quoi s’occuper. Pour le moment je me concentre comme toujours pour découvrir la carte et acquérir quelques améliorations (voir ci-dessous).
Fouiller la carte précisément peut apporter des améliorations. Des petites zones à découvrir qui donne une pièce pour vos véhicules. Ces pièces sont débloquées et vendues dans les garages. C’est ainsi que j’ai gagné par exemple des suspensions surélevées pour deux types de véhicules. J’espère que ses récompenses seront régulières pour les curieux.
J’ai amélioré la conduite de mon véhicule de reconnaissance avec des pneus légèrement plus aptes dans la boue (le Michigan étant soit boueux, soit inondé). Les changements qu’on peut apporter sur un véhicule sont corrects pour l’instant, parfaitement visuels. Vous pouvez aussi mettre des éléments purement esthétiques et changer leur couleur (choix basique de 30 couleurs environ soit en totalité ou des modèles spéciaux).
Comme pour les améliorations vous pouvez découvrir des zones de tâches. Tâches qui se débloquent le plus régulièrement en accédant aux tours de guet. Vous pouvez décider de suivre directement une tâche ou de la mettre de côté pour plus tard.
Cela ne se voit par forcément sur cette capture mais le banc de droite est renversé… et alors me direz-vous. C’est un des soucis de Snowrunner (et de la série en général). Les éléments du décors, certains, ne réagissent pas comme on le souhaiterait d’un tel jeu. Par exemple, des palettes en bois dans l’entrepôt (à découvrir) traversent les roues de vos véhicules alors que vous roulez dessus, irréaliste, vous devriez monter dessus selon le véhicule ou les écraser. Mais là, les pneus se fondent à elles. Par contre, pour le banc, il est tombé dès que je l’ai effleuré avec mon pare-choc. Plus réaliste déjà mais irrégulier…

Voilà pour le moment. Je vais continuer ce soir Snowrunner (ainsi que Subnautica) et poster moins de captures mais plus précises plus tard. Le texte 3 sera bien dispo aussi (voir articles à ce sujet).

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