Comme un ramas de souvenirs

Comme un ramas de souvenirs

Attention, article noir.

Cette année est décidément particulière. Rien ne change en ce monde. L’humain est tel qu’il était hier et sera bien pis demain. Les femmes et les hommes sont toujours semblables, corrompus par leurs habitudes, leur malveillance, le quérulence, et leur désir de rendre le monde le plus miteux possible. Où chaque seconde qui passe donne naissance à la pire chiure qui soit.

Mon site a ouvert sa poterne en 2005 sous le nom de Killmyself. Un nom que j’appréciais déjà à l’époque, pour le côté décalé, ombreux, comme pour crier déjà à ce moment-là mon ecoeurement. Oui, je ne me suis pas expliqué plus que ça, oui j’ai commis des fautes, de grandes erreurs. L’absence de communication certainement.

Je passe mon temps à mourir petit à petit, à quoi bon se suicider alors. J’enchaîne les jours sans but, en me focalisant sur des petits moments sympas. Un truc sur Netflix, une soirée particulière, un bon repas, un achat qui me fait plaisir, et cette soif de connaissance, de comprendre les choses. Il n’y a rien qui me retient, rien qui éclaire cette vie devenue trop lourde pour moi. Les journées se suivent et je n’ai strictement rien accompli.

Critikale, de nouveau, arrête là. Oui, de nouveau, encore et toujours. Je n’ai plus le désir de parler de jeux vidéo. Le site reste en ligne, tout comme ces autres merdes numériquement sociales qui éloignent la populace des vraies raisons de vivre. Je n’y arrive plus.

Quelqu’un a dit un jour :

Parce qu’il n’y avait plus assez de musique dans ton cœur pour faire danser ta vie tu as quitté le terrain. Aujourd’hui j’ai peur car moi non plus je n’entends plus cette musique qui, hier encore résonnait dans le mien.

Mon père, lors de l’enterrement de mon grand-père

C’est exactement ça, pour moi, ce ne sont que des bruits sourds, agaçants, que mon coeur entend. Vous savez ce que je pourrais dire. À force de dire au revoir, je pourrais peut-être un jour dire bonjour, à la mort.

Dernier essai et peut-être à bientôt pour le nouveau moi ou pour le dernier mot. 🤞