Concrete Genie, le grand coup de pinceau qui fait du bien

Concrete Genie, le grand coup de pinceau qui fait du bien

Pas encore eu le temps de parler de Concrete Genie (PS4). Le jeu étant terminé, voici quelques captures et mon bref avis sur le titre de PixelOpus. Ces petits gars ont réalisé un titre de qualité et même si les défauts habituels de ce genre de développement sont bien là (jouabilité un peu raide et caméra approximative sur certains actions), il faut bien avouer que cet achat en promo sur le PlayStation Store (car jeu sorti en 2018 tout de même) a été bien amorti. Du bon, du très bon par moment. Place aux captures habituelles. Comme toujours, attention aux spoilers qui peuvent être présents car je me soucis guère de cela pour ce genre de jeu (ce qui ne serait pas le cas d’un The Last of Us II par exemple).

Ash, le héro du jeu, est un artiste peintre qui peint des peintures. Un peu rêveur et dans son monde comme de nombreux gens aiment détester. Persécuté par des morveux dans tout son village vidé de ses habitants à cause d’une drôle de magie qui rend le lieu totalement moribon et divinement glauque. Le but est simple, rendre sa couleur passée à votre village et attirer faire revenir les habitants pour que la vie revienne. Graphiquement, le jeu s’en sort très bien avec des couleurs particulièrement en osmose et des textures propres, jamais prises en défaut. L’animation est légèrement hâchée mais c’est le style voulu, me semble t-il, par les développeurs. Hâchée pas dans le sens saccadée mais comme un dessin qui se forme devant vous. Quelques étapes d’animations des personnages ou des monstres auraient été les bienvenues mais je ne pense pas que ce soit un hasard. Vu la qualité du titre de PixelOpus, cela n’est pas un manque de savoir-faire, mais une volonté.

À divers endroits de la ville, vous devez peindre des toiles plutôt ternes pour leur rendre justement leur splendeur d’antan. Des panneaux publicitaires en somme. Avez les bons pinceaux, vous devez reproduire ce qui fut jadis affiché. La toile finie, une petite animation vous gratifiera. Sympa.

Un des buts principaux du jeu est d’allumer les ampoules de la ville en peingnant divers motifs à côté. Les zones se débloquent ainsi. Quelques fois, un peu de réflexion mais rien de bien incroyable. Pas mal de secrets cachés ce qui insite à la découverte de la ville. Ash perd son livre de croquis au début du jeu et doit retrouver les pages de ce dernier. Il le perd à cause des morveux cités plus haut.

De nombreux monstres sont à découvrir. Chaque monstre appartient à une famille (Électricité, Vent ou Feu). Ces éléments doivent être utilisé pour débloquer des zones. L’animation des monstres est excellente mais c’est surtout leur aptitudes à réagir à vos mouvements qui est sacrément bien foutu, ils prennent vie devant vous et vous vous y attacher. Ils demandent régulièrement un motif particulier, là, celui de droite demande des papillons, sélectionnable dans votre nuancier de motifs.

Vous apprenez au fil du jeu que les gamins ont tous une histoire particulièrement triste (banale lorsqu’on y réfléchit). Au fur et à mesure de votre avancée dans l’histoire, ils deviennent plus gentils. Ce qui, évidemment, était parfaitement attendu dès le début, facile.

Le boss de fin est pénible à cause de la jouabilité. Elle n’est pas mauvaise, loin de là, mais manque de souplesse avec une caméra qui fait un peu ce qu’elle veut. Rien de grave rassurez-vous.

Le mode Libre permet de peindre dans la zone que vous voulez, avec tous les motifs de pinceaux que vous avez débloqué. Tout est très intuitif et le mouvement du stick analogique de la Dual Shock 4 est agréable. Je n’utilise pas les mouvements gyroscopiques de la manette, inutile. Un des reproches fait au jeu d’ailleurs, qu’on venait rapidement à l’usage classique de la manette. Mais bon, de mon côté, ce n’est pas un défaut, juste une option sympa mais qui rend le jeu complexe à appréhender. Certains l’utilisent forcément bien. D’autres, comme moi, préfèrent sans doute la facilité du stick.

C’est tout pour aujourd’hui. Peut-être des captures de The Last of US II dans la journée mais j’en doute. Je suis actuellement à 25 h de jeu, j’ai bientôt fini il me semble. Pas sûr. Le jeu est excellent, vraiement excellent.

Un article noir sera écrit mercredi 1er juillet 2020. Je suis bientôt en vacances alors les mises à jour de Critikale se feront plus régulières jusqu’à ma décision de poursuivre ou non.