Carrion, une divine monstruosité !

Carrion, une divine monstruosité !

L’ami Sebastian Krośkiewicz (Phobia Game Studio), créateur d’une petite bestiole mangeuse d’humain et qui était en cours de développement en 2017, a enfin sorti sa progéniture grâce à la bienveillance financière et comme toujours intelligente, de Devolver Digital. Phobia Game Studio avait déjà pondu l’étrange Butcher. Un jeu que j’avais d’ailleurs acquis en promo sur le Xbox Store. J’y ai très peu joué hélas car l’action est difficile à suivre, vraiment. Je vais devoir le relancer histoire de me faire une seconde opinion.

CARRION (joué sur Xbox One, gratuit avec le Game Pass)

Vous dirigez un gentil monstre qui veut partir de là où des méchants humains l’ont enfermé. Vous vous composez de plusieurs créatures imbriquées avec des tentacules d’une rapidité clairement meurtrière. Quelques flashbacks seront présent pour vous rappeler l’histoire du jeu, comment tout ce bordel a débuté.

Ce qui surprend le plus dans Carrion, c’est peut-être son excellente jouabilité. Improbable pour ce type de jeu. Le monstre que vous dirigez se meut aisément entre n’importe quelle surface et la visée avec le stick analogique droit est parfaite. Aucune assistance ici, le jeu n’en comporte pas. Les créateurs savent pertinemment que leur oeuvre est ainsi parfaitement jouable.

Mine de rien, élaborer une stratégie pour buter les humains sera possible dans chaque situation, même si la rapidité d’exécution de votre sympathique créature vous permettra d’être quelque fois un peu bourrin (en visant bien avec les tentacules et en se servant du décor). Plus tard dans le jeu, vous pourrez immobiliser vos victimes avec votre bave et les attaquer tranquillement ensuite. Vous pouvez tout aussi bien charger dans le tas et les découper en deux (ou douze). Les humains réagissent selon le bruit et la vue de vos tentacules.

Le stick analogique droite sert à viser avec vos tentacules. Entouré en bleu, un tentacule a été projeté parfaitement là où je demandais. Idéal pour viser parfaitement vos ennemis et encore plus lorsque vous serez attaqué par des drones.

Les points de sauvegarde et de restauration sont situé à divers endroits dans le jeu, plutôt accessibles et en nombre correct. Niveau interface, on voit bien l’affiliation de chaque touche aux quatre coins de l’écran. La vie en haut au centre (les crans habituels). Les mutations obtenues composent cette barre de vie avec différentes couleurs. Ici, je n’avais pas de « mouvement spécial ».

La bestiole est sacrément grande lorsque sa vie est à 100 %. Elle diminue en effet à chaque coup reçu. Les tentacules s’attachent parfaitement là où vous le souhaitez, il y a un coup de main à prendre pour comprendre l’inertie du monstre. Lorsque vous entrez dans une zone, elle devient contaminée et sa progression est inscrite en pourcentage.

Ici, mon copain monstre est entouré en bleu, tapis dans « l’eau » stagnante. Le connard à gauche est équipé d’un pistolet (ennemi normal) mais aussi d’un boucler électrique. La stratégie est simple, soit vous foncez dessus sans qu’il regarde, soit vous l’attaquez par derrière avec un de vos tentacules. La jouabilité fait que tout est possible. Vous pouvez aussi lui balancer un truc à travers la tronche.

Dans un liquide, vous pouvez laisser une de vos mutations si vous avez besoin d’effectuer un coup particulier. Par exemple au début du jeu vous avez la possiblité de liquéfier un humain pour l’immobiliser (un peu plus tard). Après, vous avez la possiblité de charger pour les découper. C’est cette mutation précisément que j’ai « laissé dans la flotte afin de pouvoir utiliser celle avec la bave collante.

Les pires ennemis pour le moment. Équipés non seulement d’un lance-flammes mais en plus d’un bouclier électrique. Sympa. Si vous vous faites crâmer, inutile de dire qu’il faut vite trouver de la flotte pour sècher les tentacules… Les flammes sont d’ailleurs extrêmement bien retranscrites, je ne l’ai pas encore dit, mais le pixel-art est somptueux, très organo-réaliste.

Au fil du jeu, vous obtenez des mutations grâce à l’ADN contenu dans des conteneurs. Ici, je peux dorénavant devenir invisible grâce aux lumières qui réfléchissent sur moi (principe habituel d’ailleurs). Je peux ainsi traverser les rayons verts lumineux sans me faire voir.

Carrion est vraiment un bon titre, jouable, avec du pixel-art très classe, intéressant de part les flashbacks qu’il propose (je suis curieux de connaître le fin mot de l’histoire). On avance tranquillement avec quelques enigmes basiques et jamais frustrantes. Critikale opère bientôt sa mutation à lui et ce genre d’article n’existera plus. Plus d’articles long avec des captures. Et d’autres trucs moins glorieux. L’année 2020 étant l’une des plus merdiques qui soit… Étrangement.